Conception et mise en scène : Stéphane Raveyre
Conception, régie générale et sérigraphie : Fourmi
Musique et tambours japonais : Fabien Kanou
Chef costumière : Ghislaine Ducerf
Costumières : Judith Cortial, Pauline Marion
Accessoiristes : Chloé Raveyre, Angélique Faget
Stagiaire à la mise en scène : Anabel Provansal

Relations presse et public : Marion Gallet
Restauration : Raph, Myriam Rossignol (La Curieuse / La Boucherie des poilus)
Renfort régie : Gige, Didooz, Lucie Guillot
Administration : Le Bureau Ephémère / Le Sourire du têtard
Graphisme et webdesign : Valéry Girou
Dessin : Emmanuel Chandès
Chargée de diffusion : Lucie Perrin
Présidente : Cindy Parisot

Avec Daphné Millefoa, Sébastien Raymond
Et la troupe 14heures18 : Loïc Anton, Guillemette Boissier, Hacène Bouziane, Christelle Brou, La Do, Marie-Elise Duchêne, Henri Merle, Bertrand Perrier, Laurent Teissier

Production Compagnie La Réserve et PTX (Ursa Minor, Site Mosser)
Spectacle labellisé et soutenu par la Mission du centenaire 14-18 et ses mécènes, la Direction des affaires culturelles et la Région Rhône-Alpes (Mémoires du XXe siècle)

Sur une idée originale de Chrystel Pellerin
Créé en mai 2014 au Parc-Musée de la Mine – Ville de St-Étienne
Durée 1h45 (1ère partie itinérante)

UNE PROPOSITION THÉÂTRALE
AU PIED DES MONUMENTS AUX MORTS

Labellisé par la Mission du centenaire 14-18, le spectacle figure au programme commémoratif officiel. Cependant il est conçu comme une alternative ou un complément aux commémorations historiques et militaires, en souhaitant redonner vie à ces espaces publics que sont les monuments aux morts et ainsi, en restituer le sens, à tous.

Victoria est une proposition théâtrale aux pieds des monuments aux morts. Le spectacle a été créé à Saint-Étienne, au coeur d’un monument historique : le Parc-Musée de la Mine, avec l’ambition artistique de déplacer notre rapport au public, en déplaçant les frontières qui séparent habituellement artiste et auditoire, acteur professionnel et acteur amateur, espace public et espace de représentation, réalité et fiction. En évoquant la 1ère Guerre mondiale avec les outils sensibles du théâtre, nous voulons ajouter le rapprochement à la mémoire. Faire théâtre, représenter, se rappeler de, permettre à chacun de faire ce chemin, intimement. Victoria donne corps aux acteurs du conflit et notamment aux femmes à travers des documents et des témoignages authentiques (lettres, journaux intimes et autres courriers du coeur). Chaque spectateur repart avec une série de visages à laquelle le monument lui même est attaché.

La dramaturgie du spectacle repose sur la tension entre réalité et théâtralité. Il débute avec un texte documentaire, issu du réel : des lettres authentiques envoyées par les familles aux soldats sur le front. Ces lettres sont interprétées par des comédiens amateurs, dispersés dans les rues adjacentes au monument aux morts, à la lumière naturelle du jour tombant. C’est lorsque les spectateurs se rassemblent devant l’imposante table de banquet dressée au pied du monument, que l’éclairage de théâtre prend la relève. Nous cheminons alors vers une théâtralité affirmée avec une séquence inspirée du théâtre de foire, représentée sur tréteaux : populaire, énergique, inventive – un véritable numéro qui s’inspire de l’humour des caricatures de presse éditées durant la 1ère Guerre mondiale – et aussi de leur violence.

Si le spectacle Victoria reprend les codes d’une fête populaire et citoyenne, il n’en est pas moins une cérémonie commémorative. Alors qu’un vrai repas est proposé aux spectateurs durant toute la soirée, c’est autour de cette table de banquet dressée comme une scène devant le monument, que les interprètes, dans une succession de numéros incantatoires, donnent à l’assemblée une nourriture poétique. Le monuments aux morts, comme mis en travaux ou mis en lumière, est encadré par un échafaudage sur lequel repose une machinerie qui, en s’actionnant à la fin du spectacle, rappelle le cycle des saisons (neige, pluie, vent, feuilles mortes). Cette installation contemplative est une machine à remonter le temps, à le démonter, comme une invitation à considérer la finitude de la vie, le passage du temps. Ensemble, on peut questionner le regard qu’on pose sur l’histoire et le présent, la fiction et la réalité.

Chrystel Pellerin et Stéphane Raveyre

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ACTION CULTURELLE

Dans le cadre de la tournée du spectacle, nous pouvons sous certaines conditions nous appuyer sur le tissu associatif local (théâtre, musique,…), soutenus par la structure qui accueille le spectacle, dans le but de préparer en amont la participation au spectacle d’acteurs et/ou de musiciens amateurs.

La création du spectacle Victoria est née de diverses médiations culturelles menées à St-Etienne depuis janvier 2013. Des troupes éphémères ont été constituées pour des répétitions hebdomadaires ou mensuelles. Ces ateliers, dirigés par les metteurs en scène de la compagnie La Réserve, ont intégré des artistes professionnels (comédiens, musiciens, plasticiens) aux répétitions des comédiens amateurs pour créer les Modules poétiques préliminaires.

MODULE POETIQUE PRELIMINAIRE : petite forme de théâtre de rue,
parade, happening, performance, tournage, surprise qui surgit 
au cœur de la ville, 
avant digestion par le site d'archives 14heures18.com

Durant ces représentations, tracts, autocollants, affiches et monuments virtuels invitaient les spectateurs/passants à se rendre sur le site 14heures18.com, archive contemporaine lancée par la compagnie pour rassembler les photographies et captations vidéo des événements produits. Ce site Internet unit les différentes productions dans la ligne artistique du projet, annonce les actualités du projet et les représentations du spectacle Victoria.

Les répétitions ont débuté à l’Université Jean Monnet (St-Etienne), et ont donné lieu en 2013 aux premières présentations publiques des Modules poétiques. Dès 2014, c’est sur le site d’une friche culturelle stéphanoise (Ursa Minor, Site Mosser), que se sont déroulées les répétitions suivantes, engageant de nouvelles recrues : comédiens amateurs issus de l’Ecole des Mines, de cours de théâtre privés, et du milieu associatif stéphanois.

 

 

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