• Au Gran Lux

     

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    Monument aux morts, Saint-Etienne, France

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  • « Oh injustice et ingratitude humaines » Tandis que vous vous promenez dans les rues ou les lieux de plaisir de Paris tandis que mollement assis dans un bon fauteuil de velours, ou au coin d’un bon feu, à l’abri de la pluie et scandalisés si un grain de poussière ou une goutte d’eau viennent ternir l’éclat de vos bottines, vous discutez pour savoir si l’absinthe est un poison ou si le mot « bar » est mieux que « débit de boissons » ou « établissement » tandis que loin du danger vous vous demandez d’un air fâché et dédaigneux: « Qu’est-ce qu’ils font donc? Pourquoi n’avancent-ils pas? Si j’étais au feu je ferai cela… » Pendant ce temps Messieurs les Députés, vos concitoyens français, vos frères, les fantassins dont le nom seul évoque on ne sait pourquoi, le mépris le plus grand, les soldats en général sont en train de recommander leur âme à Dieu avant d’accomplir « dans l’ombre » sans rien attendre de la postérité le plus grand des sacrifices, le sacrifice de leur vie…Et c’est vous qui êtes si prompts à vous décerner mutuellement des décorations plus ou moins méritées par quelque beau discours ou quelque puissant appui, c’est vous dis-je qui refusez d’accordez à nos soldats la petite « croix de guerre » si vaillamment méritée; bien petit dédommagement, en vérité pour une jambe ou un bras de moins, qu’un petit morceau de métal suspendu à un ruban quelconque, mais ce sera pourtant tout ce qui restera dans quelques années d’ici pour rappeler la conduite sublime de ces malheureux estropiés que le monde regardera d’un oeil dédaigneux. (…) Et que penser, (tant pis si la censure arrête ma lettre), je ne cite d’ailleurs pas de noms, que penser de certains chefs qui lancent des hommes sur un obstacle insurmontable, les vouant ainsi à une mort presque certaine et qui semblent jouer avec eux, comme on joue aux échecs, avec comme enjeu de la patrie s’ils gagnent, un galon de plus. Ne te scandalise pas, ma chère Marie, je t’écris encore sous le coup de l’émotion d’hier et de cette nuit et bien que je n’ai pas pris part à cette lutte, j’ai été très touché ainsi que d’ailleurs tous les officiers mêmes supérieurs qui sont ici, l’un d’eux ce matin en pleurait de rage et de pitié. Ne crois pas d’ailleurs que mon moral soit atteint le moins du monde, il est excellent…

    Maurice, le 22 février 1915.

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  • Je suis convaincu que la mémoire a une force de gravité. Elle nous attire toujours.
    Ceux qui ont une mémoire peuvent vivre dans le fragile temps présent. Ceux qui n'en ont pas ne vivent nulle part.
    Chaque soir, lentement, impassible, le centre de la galaxie passe au-dessus de Santiago.

    (Nostalgie de la lumière, un film de Patricio Guzmàn, 2010)

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  • MODULES - IMG_6146LA MAMIE : On a vu quelqu'un allongé par terre comme s'il tenait une mitrailleuse, alors on s'est dit que ça avait un rapport avec la 1ère Guerre mondiale... C'est ça ?

    LE METTEUR EN LIGNE : Oui, oui, tout à fait. Mais ce n'est pas une mitrailleuse, c'est une caméra.

    LA MAMIE : Mais pourquoi vous avez un drapeau transparent ?!

    LE METTEUR EN LIGNE : On voulait prendre un drapeau bleu blanc rouge, mais on s'est dit qu'on avait aussi de la peine pour les soldats allemands et ceux aussi des autres nationalités. On voulait aussi penser à eux. (...) Un drapeau transparent, c'est comme un croquis en train de se dessiner : on va voir plus tard ce que ça deviendra.

    LA MAMIE : Ah ! Si les Anciens revenaient et voyaient ça ! Un drapeau transparent... Mais chacun s'occupe de ses morts !!! Il faut que vous preniez un drapeau bleu blanc rouge. Et propre !

    LE METTEUR EN LIGNE : ...

  • La Marseillaise
    Il n'en existait qu'une pour chaque homme
    et chaque homme n'existait que pour une

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  • Discours du Président de la République pour le lancement officiel en France du Centenaire de la Première Guerre mondiale.

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  • L'histoire comme l'art sont des idéaux, ils peuvent se rencontrer.
    Howard Phillip